Pourquoi etoro, IG markets, FXCM et markets.com doivent-ils s’adapter au MIFID 2?

Les réglementations du marché se sont faites rigoureuses depuis l’année dernière, et certaines décisions ont été prises pour équilibrer les différents avantages aussi bien des traders que des brokers. Le MIFID 2, soit la seconde édition du Markets in Financial Instruments Directive, a mis en place certaines indications auxquelles les plus grandes plateformes de trading doivent se plier.

Pour un équilibre des avantages contre etoro ?

équilibre

Les brokers n’ont jamais été aussi populaires qu’en 2017 ; en effet, cette année est marquée par le phénomène des cryptomonnaies, et on a vu une arrivée en masse du grand public sur les plateformes de trading. Certains sites comptaient jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’inscription par jour de gens qui souhaitent uniquement faire des bénéfices rapides. De nombreux brokers ont rendu les conditions de création de compte plus souples pour attirer le plus de monde.

Or, en raison du nombre limité de brokers influents, certains se sont mis à progressivement instaurer des conditions de trading peu raisonnables, comme des spreads assez élevés. En outre, certains brokers sont dans des positions quasi-monopolistiques, ce qui fait augmenter le risque qu’ils profitent d’une telle position. Nous avons la plateforme de trading eToro, qui est largement l’une des plus populaires du moment, mais qui propose également les frais les plus élevés sur le marché.

Le MIFID 2 contre les monopoles des brokers tels markets.com et ig markets

Des décisions prises vis-à-vis des situations monopolistiques dans le monde du trading sont prévues par le MIFID 2, ce qui fait que la concurrence dans le monde des brokers pourra mieux s’épanouir. Une plus grande concurrence a pour effet moyen et long terme une baisse des tarifs en général pour les utilisateurs, et également une amélioration de la qualité des services ainsi que d’autres éléments comme la transparence. Les directives de régulation du MIFID 2 (voir) vont ainsi directement profiter aux traders face aux brokers dont etoro, markets.com et Ig markets vus sur ce portail.

Les frais encourus, comme les commissions de trades, mais aussi les spreads sont des éléments importants à prendre en compte dans la stratégie d’un trader. Pour un bon money management, il est important de disposer des meilleures conditions en termes de tarifs. C’est pour cela qu’il est nécessaire de bien choisir sur quel broker on envisage de placer ses fonds sur le long terme. Or, dans une situation de monopole, le choix est assez restreint, et c’est ce contre quoi le MIFID 2 souhaite lutter.

Une amélioration de la transparence

La question de la manière dont les brokers facturent chaque trade est actuellement sujet à une enquête de la MIFID 2. Une tarification inutilement onéreuse ne peut qu’handicaper les traders, et empêcher ceux-ci de bénéficier des conditions optimales pour leur trading. La manière dont les transactions se font et le fonctionnement interne des brokers attise également la curiosité de la MIFID 2.

Celle-ci indique plusieurs décrets visant à une plus grande transparence de la manière dont les brokers gèrent leurs fonds et leurs activités en général. Cela permet d’éviter différentes actions illégales comme l’évasion fiscale, ou encore une utilisation non réglementaire des informations relatives à leur clientèle.

Quand ce courtier voyou sera enfin viré de l’EU?

Lorsqu’on se lance dans le trading, il est important de bien faire attention, autrement on risque de souscrire pour des offres qui n’en valent pas la peine, ou pire, qui peuvent vous faire perdre de l’argent. Le courtier iForex est l’un de ceux qui font grincer des dents, et pourtant il est encore bel et bien en activité.

Plusieurs plaintes d’utilisateurs

Des traders venant de différents pays ont évoqué dans des forums dans quelle mesure iForex a été une déception pour eux. Les complaintes concernaient essentiellement le fait que le spread promis n’a cessé d’augmenter ; en premier lieu, on promettait un spread de 2 pip sur la parité EUR/USD, puis c’est passé à 3 pip sur le compte démo, et même à 5 pip pour le compte réel.

Les plaintes ne se limitent pas à cela, et on peut mentionner différents soucis comme le fait que la société effectue différentes activités suspectes. Par exemple, vous devez utiliser un mot de passe fourni par la plateforme, qu’il ne vous est pas possible de changer. Celle-ci reste très élusive vis-à-vis des informations qui la concernent, et il est par exemple difficile de vérifier qu’elle existe effectivement depuis 1996 comme elle l’indique, au vu du fait que notamment, son site est assez récent.

Quel avenir pour iForex ?

Actuellement, de nombreuses mesures sont prises par les autorités compétentes dans le monde du trading, comme le MIFID II ou encore l’ESMA. Ces initiatives souhaitent contribuer à un assainissement des marchés, et également permettre les meilleures conditions possibles pour qu’aussi bien les brokers que les traders sortent gagnants des échanges.

Les plateformes comme iForex, qui ne sont pas claires vis-à-vis de leurs activités, mais également qui ne prennent pas en considération leur clientèle, sont ainsi dans la ligne de mire de l’Union Européenne. À moins d’apporter des changements majeurs à leurs services, les plateformes comme iForex sont destinées à mettre la clé sous la porte.

Le MIFID 2 – Quels changements pour l’industrie du trading en ligne ?

Le MIFID 2, la deuxième version du Markets in Financial Instruments Directive publié auparavant, est une initiative prise dans l’Union Européenne afin d’améliorer les conditions du marché dans le monde de la finance. Comme on peut s’y attendre, celle-ci vient affecter le monde du trading en ligne, et cela majoritairement de manière positive.

Pour une plus grande transparence des transactions

Malgré les efforts effectués dans ce sens, la totalité des échanges financiers et commerciaux qui se déroulent en Europe ne sont pas aussi transparents qu’on pourrait le souhaiter. Le Mifid II entend entreprendre des actions en ce sens, et promet le moins de zones sombres possible dans le domaine de la finance. En outre, quand les actions ne sont pas transparentes, il est plus que facile pour les parties concernées de modifier les tarifs en cours afin d’en profiter.

Les conditions actuelles ne sont pas optimales

Ce genre de cas se déroule au détriment des investisseurs et professionnels qui doivent ainsi faire face à des frais plus élevés, dont les traders. En effet, lorsque les couts et les taxes qui s’appliquent aux plateformes d’échanges, les frais peuvent atteindre des sommets comme c’est le cas avec la plateforme eToro. Des spreads trop élevés font par exemple partie des raisons qui font que le trading ne parvient pas à attirer de nouveaux venus.

Un suivi plus rigoureux

Les différentes transactions qui sont de près ou de loin en relation avec l’EU feront l’objet d’un suivi. Ainsi, si un investisseur localisé à Hong Kong fait l’achat de produits financiers dans un pays Européen, cette transaction sera répertoriée, et les lois fiscales correspondantes seront appliquées. Outre le suivi fiscal, on peut également mentionner le stockage de ces différentes informations. L’intérêt réside dans la possibilité de comparer les prix avec ce qui sera proposé plus tard sur le marché.

 

Mettre fin aux monopoles dans le monde de la finance

L’usage de leur position de force par les institutions financières et entreprises n’est pas chose nouvelle, et c’est souvent les investisseurs et traders qui en paient le prix, soit des frais anormalement démesurés. Pour la plus grande joie des concernés, des mesures anti-monopolistiques se comptent parmi les initiatives prises par le Mifid II, et ainsi, bon nombre d’entreprises devront opérer de manière à fournir des conditions plus viables aux opérateurs des secteurs concernés, et ne pourront plus pratiquer des prix excessifs.